• Ribery en équipe de France : entre faits d'armes et désillusions

    par Cyril Destracque mercredi 13 août 2014 18:47, mis à jour le mercredi 13 août 2014 à 20h31
    Ribery en équipe de France de football
     

    C'est une surprise pour les observateurs : Franck Ribery a choisi de mettre un terme à sa carrière internationale après 81 sélections en équipe de France et 16 buts marqués. Absent de la dernière coupe du monde au Brésil, l'attaquant du Bayern Munich a souvent été précieux pour les Bleus.

    5 mars 2014, la France prépare la Coupe du monde au Brésil et affronte les Pays-Bas en match amical. Ca sera la dernière fois que Franck Ribery portera le maillot de l'équipe de France de football. A 31 ans, il a choisi de prendre sa retraite internationale pour "des raisons personnelles". L'équipe de France pour Franck Ribery ce n'est pas un long fleuve tranquille. Sa première apparition chez les Bleus, il la doit à Raymond Domenech qui le sélectionne pour la coupe du Monde en 2006. Le 27 mai 2006, il porte la tunique frappée du coq pour la première fois face au Mexique en amical. Un succès d'estime. Il entre sur la pelouse sous les acclamations des supporters. 

    Le premier but de Franck Ribery en équipe de France, déjà titulaire quasi-indiscutable, c'est face à l'Espagne en huitièmes de finale de la coupe du Monde 2006. Une compétition dans laquelle, Franck Ribéry, dans l'ombre de Zidane se révèlera déjà précieux. Certains spécialistes le présentent d'ailleurs comme le futur successeur du champion du monde. Raymon Domenech, le sélectionneur en fait un joueur cadre de l'équipe pendant les qualifications pour la coupe du Monde 2008. Pendant la compétition, il se blesse à la cheville gauche et est écarté des terrains pendant plusieurs mois. Il suivra l'élimination au premier tour de ses partenaires, de son lit d'hôpital. 

    Artisan de la mutinerie de Knysna 

    En 2010, lors des éliminatoires du Mondial, Franck Ribery endosse le costume du sauveur. En tous cas au début. Auteur  de buts et d'une passe décisive contre la Roumanie, il permet aussi à la France de s'imposer à deux reprises contre la Lituanie. Mais il rate le match de barrage contre l'Irlande en raison de multiples blessures. Celà n'empêche pas Thierry Henry, buteur contesté et les Bleus de décrocher leur billet pour l'Afrique du Sud. Un cauchemar pour les tricolores dont le parcours tourne au fiasco. Non sans que Franck Ribéry ait une part de responsabilité dans l'histoire et notamment la fameuse mutinerie de Knysna quelques jours après la mise à l'écart du groupe de Nicolas Anelka. 

    Malgré ces casseroles, Ribery est rappelé par Laurent Blanc, le nouveau sélectionneur. Il se fait pardonner difficilement  ( hué par le public du stade de France pour sa 50ème sélection en amical contre la Croatie) mais se montre parmi les joueurs les plus motivés. Tant et si bien que Didier Deschamps qui reprend en main la sélection conforte son statut de joueur cadre. En 2012 et 2013, ses prestations sont éblouissantes. Sa frappe enroulée sous la barre transversale contre la Finlande restera dans les annales. 

     

    De la campagne des éliminatoires pour la coupe du Monde 2014, on retiendra de Franck Ribéry son rôle de passeur dans le match décisif face à l'Ukraine. Retenu dans la liste des 23 pour la Coupe du Monde, Franck Ribery sera contraint de déclarer forfait quelques jours avant que les Bleus décollent le Brésil. Une blessure au dos dont il n'arrive pas à se débarasser l'empêche d'être de l'aventure brésilienne. "J'ai d'autres joueurs" avait indiqué Didier Deschamps, le sélectionneur à l'annonce ce forfait. Sans lui, l'équipe de France ira jusqu'en quart de finale avant de s'incliner face à l'Allemagne. Les Bleus semblaient déjà avoir tourné la page. Ce 13 août 2014, Ribéry en a fait de même... 


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  • Mondial 2014 : la France épargnée, destin cruel pour le Portugal et l’Italie !

     

    Le tirage au sort du MondialLe tirage au sort du Mondial©Maxppp

    L'attente fut longue, le verdict est tombé ! Après de longues et interminables semaines d'attente à rêver de tous les scénarii possibles, place au tirage au sort des poules de la Coupe du monde. Un tirage qui a souri aux Bleus !

    Jour J ! Après bien des semaines d’attente, le tirage au sort des phases de poules de la Coupe du monde a eu lieu ce vendredi après-midi. Un tirage attendu de tous les amoureux de ballon rond, pour un Mondial qui s’annonce d’ores et déjà comme l’un des plus grandioses, dans des terres brésiliennes qui respirent le football.

    Alors, quelles poules sont au menu ? Eh bien tout d’abord, la France peut avoir le sourire ! En effet, les Bleus ont hérité d’un groupe somme toute à leur portée, hésitant de la Suisse, de l’Équateur et du Honduras. Difficile d’en dire autant du Portugal, qui devra faire face à l’Allemagne, au Ghana, et aux USA. L’Italie va aussi avoir fort à faire, face à l’Uruguay, le Costa Rica, et surtout l’Angleterre. Une finale avant l’heure aura lieu dans le groupe B, puisque l’Espagne et les Pays-Bas, finalistes du dernier Mondial, s’affronteront. L’Algérie sera pour sa part opposée à la Belgique, la Russie et la Corée du Sud, tandis que le Brésil défiera la Croatie, le Mexique, et le Cameroun.

    Le tirage au sort des poules :

    - Groupe A : Brésil - Croatie - Mexique - Cameroun

    - Groupe B : Espagne - Pays-Bas - Chili - Australie

    - Groupe C : Colombie - Grèce - Côte d’Ivoire - Japon

    - Groupe D : Uruguay - Costa Rica - Angleterre - Italie

    - Groupe E : Suisse - Équateur - France - Honduras

    - Groupe F : Argentine - Bosnie - Iran - Nigeria

    - Groupe G : Allemagne - Portugal - Ghana - USA

    - Groupe H : Belgique - Algérie - Russie - Corée du Sud


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    La revue de presse du 20 novembre 2013La revue de presse du 20 novembre 2013©Maxppp

    Découpée unanimement (et à juste titre ?) par la presse française et européenne samedi matin, au lendemain d'une défaite insipide en Ukraine, l'équipe de France fait les choux gras de la presse nationale et étrangère au lendemain de son exploit sans précédent.

    La France fière de ses Bleus !

    « Faites-le », « Un miracle ou le chaos », « L’Heure de vérité », hier matin, les journaux français étaient partagés entre espoir et réalisme à l’heure où l’équipe de France, moribonde en Ukraine, abordait le second round face à l’Ukraine dos au mur, et dans l’obligation de réaliser l’exploit pour espérer valider son billet pour le Mondial brésilien. Ce matin, au lendemain d’une épique victoire 3-0, l’heure est forcément à la réjouissance du côté de la presse nationale, agréablement surprise par l’état d’esprit et la détermination des hommes de Deschamps. « Respect », titre ainsi sobrement l’Équipe, en lettres capitales, photo du deuxième buteur de la rencontre, Karim Benzema, à l’appui. Sans surprise, on a également eu le droit au prévisible titre « Et 1, et 2, et 3-0 ! », signé Le Parisien. « Ils l’ont fait ! » s’exclament de leur côté Le Progrès et Le Dauphiné alors que La Dépêche du Midi parle elle de Bleus ressuscités, habillant sa Une d’une photo du double buteur Mamadou Sakho.

    La presse européenne bluffée

    Mamadou Sakho, le défenseur de Liverpool, qui fait également les gros titres de la presse anglaise et du Sun notamment, qui signe le plus beau jeu de mots du jour avec ce titre « Sak-re Bleu ». En Espagne, Cristiano Ronaldo et son triplé font la Une des médias madrilènes, mais Marca ne manque pas de souligner la réalisation importante de Karim Benzema, certes hors-jeu, mais auteur quelques minutes plus tôt d’un but valable, refusé lui pour un hors-jeu inexistant. En Italie enfin, Tuttosport relaye la « jouissance » du Turinois Paul Pogba là où le Corriere dello Sport salue de son côté « la remontée historique » de l’équipe de France, première nation européenne à avoir remonté un écart de deux buts en barrages.


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    Le message fort de Valbuena Le message fort de Valbuena ©Maxppp

    Présent en conférence de presse à Marseille, Mathieu Valbuena est revenu sur l'exploit et la qualification des Bleus pour le Mondial 2014. Avec des mots forts.

    Un large sourire. Mathieu Valbuena n’a pu cacher sa satisfaction. Et on le comprend après l’exploit de l’équipe de France en barrages du Mondial 2014 contre l’Ukraine. « C’est un rêve de pouvoir aller au Brésil. On est fiers de ce qu’on a fait. On a savouré sur le terrain avec nos supporters. (...) J’ai adoré la réaction du public. Ils étaient tous derrière nous. Dès l’échauffement, ils nous ont poussé à l’exploit. C’est aussi grâce à eux que ça a été possible », a-t-il d’abord expliqué ce midi en conférence de presse à Marseille.

    Pour autant, si le meneur de jeu marseillais est aux anges, il n’oublie pas que le chemin des Bleus est loin d’avoir été de tout repos. « On a frôlé la catastrophe. On est conscients qu’on était passés à côté à l’aller. On n’avait pas mesuré l’importance de ce match-là. Les quatre jours entre les deux matches nous ont permis de nous rapprocher, de nous serrer les coudes. On était tous là pour le même objectif, aller au Brésil », a-t-il rappelé avant de mettre le groupe face à ses responsabilités.

    « Quand l’équipe de France veut jouer au football, avec de l’envie, de la gnac, ça donne ça. Ce qui est regrettable, c’est d’en arriver là. Si on est capables de se transcender dos au mur, c’est bien, ça prouve qu’il y a du caractère. Mais c’est un avertissement pour l’avenir. Une Coupe du monde sans la France, ça l’aurait foutu mal. Il faut prendre note et en tirer les leçons. (...) J’espère qu’on va prendre conscience que l’état d’esprit devra être au rendez-vous le plus souvent possible », a-t-il lâché, comme un avertissement sincère. Libéré, l’international tricolore espère que la Coupe du monde sera l’occasion pour lui de briller.

    « 2010 et 2012 ont été des échecs pour moi. J’ai envie de réussir une belle Coupe du monde avec mon pays, ce serait une fierté. J’espère qu’on a franchi une première étape. (...) L’attente sera grande. On est capables de relever ce défi-là. J’ai souvent joué sous l’ère Deschamps. J’ai essayé d’être le plus performant possible. Je continue mon chemin. J’essaye d’être performant pour l’équipe », a-t-il lancé, promettant que ce match l’avait « reboosté » pour les échéances à venir avec l’OM. Tant mieux pour les Phocéens !


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  • Les Bleus devront se battre au match retour

    Battue 2-0 par l'Ukraine à Kiev, la France s'éloigne du Brésil. Il faudra un miracle au Stade de France mardi pour inverser la tendance.

    La route vers la Coupe du Monde est longue. Elle est aussi rude. Rude comme un duel avec un Ukrainien. Les Bleus l’ont appris ce soir au Stade Olympique de Kiev. Les billets pour le Brésil coûtent chers et il faut savoir se dépouiller pour les gagner. Positionnée en 4-2-3-1, l’équipe de France a d’abord pensé à ne pas faire d’erreur et à ne pas perdre bêtement le ballon. L’Ukraine a appliqué le même schéma, avec un peu plus de coeur. Sauf qu’après une première demi-heure placée sous le signe du combat, c’est bien la bande à Yarmolenko qui a su se libérer la première. Plus agressive, souvent à la limite de la faute, elle a fait passer quelques frissons dans le dos des Français. D’abord par une tête décroisée d’Edmar sur un centre de Rotan (29e), puis sur une frappe de Konoplianka contrée par Debuchy (32e) et enfin sur un joli mouvement collectif initié par Yarmolenko et Edmar pour une frappe à nouveau contrée de Konoplianka (39e). Trois moments chauds dans la défense française qui a dans l’ensemble bien tenu le choc. On craignait le comportement de nos latéraux face aux ailiers ukrainiens ? Evra et Debuchy, s’ils se font parfois fait passer, ont vite montré qu’ils n’étaient pas non plus les perdreaux de l’année.

    Et la France dans tout ça ? Une tête trop molle de Giroud (6e) fut la première frappe cadrée. La seule de la première période. Les Bleus n’ont eu qu’une véritable occasion, sur un débordement de Ribéry et un centre un poil trop en retrait pour Giroud qui était passé devant son défenseur (16e). Si l’organisation française montrait sa solidité, l’animation offensive était à la peine. Samir Nasri, loin d’être ridicule, a tenté de lancer de loin ses attaquants, sans réussite. Face à un déficit de mouvements d’ampleur, d’appels croisés ou tout simplement d’entente, le quatuor de devant paraissait bien terne, condamné à subir l’impact physique décuplé de leurs défenseurs. 0-0 à la mi-temps et la sensation de filer vers le même score à la fin de la rencontre. Malheureusement pour les Bleus, cette sensation n’aura pas duré bien longtemps. Au retour des vestiaires, alors que les Français semblaient dans de meilleures dispositions collectives, la teigne Zozulya venait conclure un joli mouvement à trois initié par Stepanenko et Edmar (1-0, 61e).

    Un but qui avait le mérite de débrider la rencontre. Surtout pour les Ukrainiens, qui, libérés d’un poids, trouvaient le surplus de force pour continuer à harceler les Bleus. Ils s’offraient une nouvelle occasion dans la minute suivante, avec Konoplianka qui s’amusait dans la surface avant de centrer (62e). Bien obligé de réagir, Didier Deschamps lançait étrangement Moussa Sissoko à la place de Loïc Rémy. Un choix qui se serait plus justifié avec un score favorable pour les Bleus. Ces derniers parvenaient malgré tout à se procurer quelques situations intéressantes. Surtout par Nasri, qui, bien servi par Giroud, envoyait sa frappe dans les gants de Pyatov (68e). Dix minutes plus tard, c’est Ribéry, qui tirait enfin au but, mais qui voyait sa frappe, légèrement détournée, être stoppée par Pyatov également. Benzema entrait alors à la place de Giroud mais les Ukrainiens gardaient le même tempo. Pire, ils allaient faire craquer Koscielny, pourtant maître de ses nerfs durant plus de 80 minutes. Zozulya obtenait un penalty de filou que se chargeait de transformer Yarmolenko (83e).

    Côté français, les nerfs lâchaient peu à peu, usés sûrement par un match rendu très pénible par l’agressivité permanente des Ukrainiens. Koscielny, lui, avait décidé de tout gâcher en allant coller une grosse claque à Kucher, qui lui valait un carton rouge mérité. À 0-2, la France tentait de marquer le but qui changerait tout mais ce sont encore leurs adversaires qui se permettaient le luxe de vendanger un 3 contre 1 qui leur aurait assuré la qualification pour la Coupe du Monde. Une qualification qui parait aujourd’hui bien loin pour la sélection tricolore. À moins d’un miracle mardi au Stade de France.

    L’homme du match : Roman Zozulya (8) : vous ne connaissiez pas ce joueur ? Eh bien assurément, voilà qu’il s’est fait un nom. Véritable teigne, l’avant-centre a livré un duel dantesque face aux défenseurs français, se battant sur chaque ballon, allant au charbon pour contrer les relances adverses et mettre la pression sur ses vis-à-vis. Récompensé de tous ses efforts par un but, bien servi par Edmar. Complètement désinhibé après ce but, c’est lui qui contraint Koscielny à commettre l’irréparable, obtenant un pénalty sans doute décisif dans la course au Mondial. Remplacé par Seleznyov (86e).

    Ukraine :

    - Pyatov (6) : du haut de ses 29 ans, le portier du Shakhtar Donetsk n’est pas un premier venu. Alors, face à la pression que pouvait constituer un barrage aller à domicile, le dernier rempart n’a pas tremblé, sortant les arrêts qu’il fallait au moment opportun, comme sur cette belle parade devant Nasri (68e).

    - Fedetski (6,5) : bon match de la part du latéral droit. Devant composer avec la présence de Franck Ribéry face à lui, le défenseur n’a pas démérité, loin de là, solide dans son couloir. Mieux, il n’a pas hésité à prendre son aile pour apporter sur le plan offensif, centrant et tentant même sa chance.

    - Khacheridi (5,5) : pilier du Dynamo Kiev, le défenseur central devient petit à petit un membre à part entière de la sélection. Il a prouvé en tout cas ce vendredi soir qu’il n’avait en aucun cas usurpé sa place, ne laissant aucun espace à Olivier Giroud, qu’il a globalement maîtrisé.

    - Kucher (5,5) : au diapason de son partenaire de la charnière centrale, le défenseur a livré un match de belle facture. Costaud dans les duels, plutôt précis dans ses relances, et intéressant dans les airs, il s’est montré suffisamment solide pour empêcher les Bleus de trouver la faille.

    - Shevchuk (6) : âgé de 34 ans, l’arrière gauche n’aura sans doute aucune autre occasion de disputer un Mondial. Alors, le latéral a tout donné, probablement pour ne rien regretter. Et si le poids des années l’empêche de prendre son couloir à foison, il a été d’une solidité à toute épreuve défensivement, et c’est bien là le principal.

    - Rotan (6,5) : très bon tout au long de la partie, le capitaine a su prendre ses responsabilités et justifier son brassard. Précieux, il a éclairé le jeu de son équipe avec brio, avec quelques ouvertures parfaitement maîtrisées, et des passes vers l’avant bien senties qui ont mis à mal le bloc français.

    - Stepanenko (5) : titularisé à la surprise générale à la place d’un Anatoliy Tymoshchuk pourtant pressenti pour être dans le onze de départ, le milieu de terrain a livré une copie correcte, sans plus. Loin de briller comme certains de ses coéquipiers, il s’est contenté du travail de l’ombre, s’acquittant de ses tâches obscures. Impliqué néanmoins sur le but de son équipe.

    - Konoplianka (7) : le milieu offensif est, aux dernières nouvelles, pisté par le Paris Saint-Germain, et ce n’est sans doute pas pour rien. En tout cas, l’élégant ailier a justifié tous les espoirs placés en lui, confirmant ses belles dispositions, en s’offrant des frappes dangereuses face à la défense française, qu’il a su malmener grâce à sa technique au-dessus de la moyenne.

    - Edmar (6) : Brésilien de naissance, celui qui a été naturalisé ukrainien a fait son match. C’est d’ailleurs lui qui, sur une déviation astucieuse et lumineuse, a mis sur orbite son avant-centre Zozulya, lui permettant de marquer. Gros point noir en revanche, sa propension à commettre des fautes grossières, qui auraient pu lui valoir cher. Remplacé par Bezus (76e).

    - Yarmolenko (6,5) : il avait été ciblé comme étant LE gros danger côté ukrainien, lui qui est volontiers comparé à Andriy Shevchenko au pays. Et s’il n’a pas marqué, le grand espoir a parfaitement maîtrisé sa rencontre, faisant du bien à son équipe par la capacité de son pied gauche à distiller de bons ballons, combinant parfaitement avec ses partenaires.

    - Zozulya (8) : voir ci-dessus.

    France :

    - Lloris (5) : soirée terrible pour le portier qui n’a quasiment rien eu à faire durant toute la rencontre, pour finalement s’incliner à deux reprises. Avant de vivre une fin de rencontre plus agitée en raison des contres ukrainiens. Il ne peut rien sur les deux buts et est même malheureux sur le premier de Zozulya, sur lequel il effleure le ballon.

    - Evra (5) : on redoutait son duel avec Yarmolenko. Il a finalement plutôt bien tenu l’ailier du Dynamo Kiev, lui montrant dès l’entame du match qu’il ne le lâcherait pas d’une semelle. Après sa sortie médiatique tapageuse, Evra était obligé de réaliser un bon match. C’est chose faite, même si son apport offensif est resté très limité, la faute à son sérieux dans le marquage de Yarmolenko.

    - Abidal (4) : il alterne entre le bon, avec des relances sereines et un jeu aérien de qualité, et le mauvais, sur quelques frayeurs face au pressing adverse. Son placement laisse parfois à désirer même s’il a bien anticipé sur quelques coups. Il était à deux doigts de concéder un pénalty sur Zozulya avant que ce dernier ne l’obtienne quelques minutes plus tard...

    - Koscielny (2) : quel dommage... Jusqu’à la 82e minute, le défenseur d’Arsenal réalisait un très bon match. Impeccable dans les relances et intraitable dans les duels, il était au diapason de cette rencontre si particulière. Et puis Zozulya est venu lui pourrir sa soirée, jouant bien de son corps pour obtenir un pénalty. Les suiveurs d’Arsenal ne seront pas surpris, Koscielny est un habitué des fautes légères mais un peu bêtes dans la surface... Et comme si cela ne suffisait pas, il a craqué en fin de match en s’en prenant à Kucher, récoltant un carton rouge logique qui le privera du match retour.

    - Debuchy (3) : la tâche n’était pas aisée face au feu follet Konoplianka, plus vif encore que Yarmolenko. Après avoir bien tenu en début de rencontre, il a failli céder avec un tacle dangereux dans la surface (18e). Sérieux, il est resté très sage, ne débordant quasiment jamais mais proposant quelques centres. Malheureusement pour lui, il se fait avoir sur le mouvement collectif qui amène le but ukrainien, sur lequel Zozulya lui passe devant (61e). Beaucoup de mauvais choix en seconde période.

    - Matuidi (4) : c’est sûr, il est moins chatoyant que Pogba balle au pied. Mais il ne donne pas sa part au chien au moment de défendre. Souvent, c’est lui qui a anticipé les déplacements adverses pour récupérer le cuir. C’est lui aussi qui a parfois récupéré les ballons perdus par son partenaire de l’entrejeu. Un bon match de récupérateur donc, mais cela ne suffit pas. Il n’a pas en Bleu le rendement offensif qu’il démontre au PSG. Clairement moins en vue au retour des vestiaires, lorsque l’Ukraine a accéléré.

    - Pogba (6) : à 20 ans, il affiche une sérénité exceptionnelle balle au pied. Comme si l’importance d’un tel match et la pression inhérente glissaient sur lui. Le plus jeune des Bleus a montré plus de maîtrise et de calme que certains, prenant le jeu à son compte, distribuant vers l’avant et offrant quelques gestes de classe. Attention toutefois à ne pas trop en faire. Amoureux du ballon, il gagnerait à simplifier son jeu. Il a notamment perdu le cuir juste après le 1er but, donnant une occasion dangereuse aux Ukrainiens.

    - Nasri (3,5) : Deschamps lui a donné une belle occasion ce soir de faire oublier ses déboires passés en équipe de France. Nasri n’a pas été le meneur de jeu absolu, n’a pas énormément pesé, mais dans un match où la créativité n’était pas à l’honneur, il fut l’un des rares à tenter de bien servir Giroud ou Ribéry dans l’espace, sans beaucoup de réussite. C’est lui qui aura eu la meilleure occasion française au bout du pied. Bien décalé par Giroud, il a malheureusement choisi le mauvais côté (le fermé) (65e). Il porte encore trop le ballon. Remplacé par Valbuena (80e), qui a beaucoup centré pour amener le danger dans la surface adverse.

    - Ribéry (4,5) : qui dit prétendant au Ballon d’Or dit traitement de faveur de la part de ses adversaires. Le Bavarois le sait, mais ce soir, il fut servi encore plus que d’habitude. Pris à deux, il n’a jamais eu l’occasion de prendre de la vitesse sur son couloir gauche, à une ou deux exceptions près. Il ne s’est pas découragé, a tenté de forcer le passage mais s’est toujours heurté à un pied ou à une épaule ukrainienne. Sa frappe à la 78e, légèrement détournée, n’a pas suffi à tromper Pyatov.

    - Rémy (2) : titularisé pour donner de la profondeur au jeu français et apporter sa vitesse, il n’a pas réussi sa mission. Bien bloqué par son défenseur, il a été à la peine. Surtout, il reste un ton en-dessous sur le plan technique et ne peut pas servir de relais privilégié dans le jeu français, en raison de mauvais contrôles ou de prises de balle trop lentes. Beaucoup de déchet dans son jeu de passes et au final, un seul débordement à son actif (52e). Bien trop peu. Remplacé par Sissoko (62e), qui a apporté un peu de jus, réussissant quelques gestes mais ne parvenant pas à faire la différence.

    - Giroud (4) : le genre de match qu’aucun attaquant n’aime disputer. Du combat, de l’engagement, du duel et... c’est quasiment tout. Ses premières touches de balle se sont avérées délicates, avec des contrôles ratés et des remises à contre-temps. Mais il s’est peu à peu repris, n’hésitant jamais à aller se frotter à la charnière adverse, qui ne l’a pas ménagé dans les duels aériens. Une bonne remise de la tête pour Rémy (28e) et surtout un bon décalage pour Nasri (65e). Il lui manque ce petit quelque chose pour devenir un attaquant de niveau international mais il a abattu le sale boulot. Remplacé par Benzema (70e), qui a pu constater à quel point il était difficile de bouger la défense ukrainienne. Une tentative de lob ratée et un coup-franc détourné par le mur à son actif.


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